ljTKÜ XXIII, CIIAP. XXI. 9.2g
La meme raison de spiritualite qui aVoit faitpermettre le celibat imposa bienlot la neces-site du celibat meine. A Dien ne plaise que jeparle ici contre le ceiiliat qu’a adopte la reli-gion ! mais cpii pourroit sc taire contre celuiqu’a forme le libertinage , celui oü les deuxsexes, se corromoant par les sentimenls na-turels meines , fuient une Union qui doit lesrendre meilleurs , pour vivre dans celle quiles rend toujours pires ?
C’est une regle tiree de la nature , que pluson diminue le nombre des mariages qui pour-roient se faire, plus on corrompt ceux quisont faits; moins il y a de gens maries, moinsil y a de lidelite dans les mariages ; commelorsqu’il y a plus de \ oleurs , il y a plus devols.
CHAPITRE XXII.
De l’exposition des enfants.
XjF.spremiers Romains euren tune assezbonnepolice sur l’exposition des enfants. Romulus ,dit Denys d’Haliearnasse (i), imposa ä tousles citoyens la necessite d’elever tous les en-fants mäles et les ainees des Alles. Si les enfantsetoient difformes et monstrueux, il permettoitde les exposer apres les avoir montrcs a cinqdes plus proclies voisins.
Romulus ne permit (a) de tuer aucun en-
(i) Antiquites romaines, liv. IT.—(2) lbiä .