22.6 HE l’eSPRIT DES I.OIS.
des idees que celle-ci n’avoit falt que pre-
parer.
Le cliristianisme donna son caractere a lajurisprudence: ear l’empire a toujours du rap-port avec le sacerdoce. On peut voir le code deTheodosien, qui n’estqu’une Compilation desordonnauces des empereurs chrctiens.
Ln panegyriste ( i j de Constantin dit ä cetempereur : « Yos lois n’ont ete faites que pour« corriger les vices et regier les moeurs : vous« avez ote l’artifice des anciennes lois qui sem-« bloient n’avoir d’aulres vues que de tendre« des pieges ä la simplicite. »
II est certain t[ue les changements de Con-stantin furent faits ou sur des idees nui se rap-portoient ä l’etablissement du cliristianisme,ou sur des idees prises de sa perfection. De cepremier objet vinrent ces lois oui donnerent.une teile autorite aux evenues, qu’elles ont etele fondement, de la juridiefion ecclesiastique;de lä ces lois qui affoiblirent l’autorite pater-nelle(2) en ötant auperela propriete desbiensde ses enfants. Pour etendre une religion nou-velle il faul oter l’extrcme dependance des en-fants , qui tiennent toujours moins ä ce qui estetabli.
(r) Nazaire, in panegyrico Constantini, anno32 i.—(2) Voyezla loi I, II, et III, au cod. Theodos.eie bonis malernis, maternique generis, etc. ; etla loi unique, an meine code, de bonis e/ute filiisfamil. acquiruntur.