livre xxiii, ctip, xxi. aa5
II avoit ete raisonnable d’accorder le droitd’enfants aux vestales (i) que la religion rcte-noi t dans une virginite necessaire: ondonna( 2 )de meine le privilege de maris aux soldats ,parcequ’ils nepouvoient pas se maricr. C’etoitla coutume d’exempter les empereurs de lagene de certaines lois civiles. Ainsi Augustefüt exempte de la gene de la loi qui limitoit lafaculle (3) d’affranchir, et de celle qui hornoitla faculte (4) de leguer. Tout cela n’etoit cjuedes cas particuliers; mais dans la suite les dis-penses furent donnees sans menagement, et laregle ne fut plus qu’une e'xception.
Des sectes de philosophie avoient ddja in-Iroduit. dans l’empire un esprit d’eloignementpour les affaires, qui n’auroit pu gagner a cepoint dans le temps de la republique (5) oü toutle monde etoit occupe des arts de la guerre etde la paix. De lä une idee de perfection atta-cliee a tout ce qui mene ä une vie spcculative:de la l’eloignement pour les soins et les embar-ias d’une famille. La religion cliretienne , ve-nant apres la pbilosopliie , fixa pour ainsi dire
(i) Auguste, par la loi Pappienue, leur donoa lemeine privilege qu’aux rneres. Yoyez Diou, 1. LVI.Auma leur avoil donne l’ancien privilege des fein-nies qui avoient trois enfants, qui est de n’avoirpoint de cnratenr. Plutarque, dans la Vie de Soma,—( 2 ) Claude le leur accorda. üion,l. LX.—(3) Leg.iipud eam, ff. de manumissionib. §. 1 .— (4) Dion,liv. LV.—(5) Voycz, dans les Offices deCicerou,t.es idees sur eet esprit de speculation.
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