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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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225
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livre xxiii, ctip, xxi. aa5

II avoit ete raisonnable daccorder le droitdenfants aux vestales (i) que la religion rcte-noi t dans une virginite necessaire: ondonna( 2 )de meine le privilege de maris aux soldats ,parcequils nepouvoient pas se maricr. Cetoitla coutume dexempter les empereurs de lagene de certaines lois civiles. Ainsi Augustefüt exempte de la gene de la loi qui limitoit lafaculle (3) daffranchir, et de celle qui hornoitla faculte (4) de leguer. Tout cela netoit cjuedes cas particuliers; mais dans la suite les dis-penses furent donnees sans menagement, et laregle ne fut plus quune e'xception.

Des sectes de philosophie avoient ddja in-Iroduit. dans lempire un esprit deloignementpour les affaires, qui nauroit pu gagner a cepoint dans le temps de la republique (5) toutle monde etoit occupe des arts de la guerre etde la paix. De une idee de perfection atta-cliee a tout ce qui mene ä une vie spcculative:de la leloignement pour les soins et les embar-ias dune famille. La religion cliretienne , ve-nant apres la pbilosopliie , fixa pour ainsi dire

(i) Auguste, par la loi Pappienue, leur donoa lemeine privilege quaux rneres. Yoyez Diou, 1. LVI.Auma leur avoil donne lancien privilege des fein-nies qui avoient trois enfants, qui est de navoirpoint de cnratenr. Plutarque, dans la Vie de Soma,( 2 ) Claude le leur accorda. üion,l. LX.(3) Leg.iipud eam, ff. de manumissionib. §. 1 . (4) Dion,liv. LV.(5) Voycz, dans les Offices deCicerou,t.es idees sur eet esprit de speculation.

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