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DE l’ESPRIT DES L01S.
CHAPITRE X.
Ce qui determine au mariage.
Pah-tout oü il se trouveuneplace oü deuxpersonnes peuvent vivre commodement, il sefait un mariage. La nature y porte assez lors-qu’elle 11’cst point arretee par la difficulte dela subsistance.
Les pruples naissants semultiplient et crois-sent beaucoup. Ce seroit chez eux une grandeincommodite de vivre da ns le celibat: ce n’enesl: point une d’avoir beaueoup d’enfants. Lecontraire arrive'lorsque lanation est formee.
CHAPITRE XI.
De la durete du gouyernement.
Les gens qui n’ont absolumcnt rien, commeles mendiants, ont beaucoup d’enfants. C’estqu’ils sont dans le cas des penples naissants:il n’en coute rien au pere pour donner son arta ses enfants, qui meine sont en naissant desinstruments de cet art. Ces gens, dans un paysriche ou superslitieux, se multiplient, parce-qu’ils n’ont pas les charges de la societe, maissont eux-memes les charges de la societe. Maisles gens qui ne sont pauvres que parcequ’ilsvivent dans un gouvernement dur, qui regar-dent leur champ moins comme le fondementde leur subsistance que comme un pretexte ala vexation; ces gens-lä, dis-je, fontpeu den-