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UVP.F. XXIII, CHAP. VIII.
la Iol pour sc marier ä lern- fantaisie, sans con-sulter lcnrs ]iarents. Je ne sais pas si cet usagen’y pourroit pas etre plus tolere qu’ailleurs,par la raison que les lois n’y ayant point elabliun celibat roonastique, les Alles n’y ont d’etataprendre qne celui du mariage ,et nepeuvents’y refuser. En France, au contraire, ou lemonachisme est etabli, les fllles ont toujoursla ressourcedu celibat; et la loi quileur or-dopne d’attendre le consentement des peres ypourroit etre plus convenable.Dans cette idee,l’usage d’Italie et d’Espagne seroit le moinsraisonnable: le monachisme y est etabli, etl’on peut s’y marier sans le consentement desperes.
CHAPITRE IX.
Des fllles.
Tjf, s filles, que l’on ne conduit que par le ma-riage aux plaisirs et a la liberte, qui ont unesprit qui n’ose penser, un cceur qui n’ose scn-tir, des yeux qui n’osent voir, des oreilles quin’oscnt entendre , qui ne se presentent quepour se montrer stupides, condamnees sansreläche ä des bagatelles'et a des preceptes,sont assez portees au mariage: ce sont les gar-eons qu’il faut encourager.