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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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200 DE leSPRIT BES 10IS.

les mariages : ainsi les magislrats lacedemo-rriens les dirigeoient-ils.

Mais, dans les institutions ordinaires, cestaux peres a marier leurs enfants; leur pru-dence ä cet egard sera toujours au-dessus detoute antre prudence. La nature donne auxperes un desir de procurer a leurs enfants dessuccesseurs, quils sentent ä peine pour eux- :niemes: dans les divers degres de progeni- iture, ils se voient avaneer insensiblement vers |

lavenir. Mais que seroit-ce si la vexalion et Ilavarice alloient au point dusurper lautoriledes peres? Ecoutons Thomas Gage (i) sur laconduitedes Espagnols dans les Indes.

« Pour augmenter le nombre des gens qui j«paient le tribut, il faut que tous les Indiens j« qui ont quinze ans se marient; et meme on a« regle le temps du mariage des Indiens ä qua- |« torze ans pour les males, et a treize pour les j« Alles. On se fonde sur un Canon qui dit queit la maliee peut suppleer a Tage. » 11 vit faire jun de ees denombreinenls: retoif, dit-il, une jchoselionteuse. Ainsi, dans laction du monde ^ Iqui doiL etre la plus libre , les Indiens sont :encore esclaves. i

CIIAPITRE VIII.

Conli.nuation du mcrac sujct.

En Anglelcrre,Irs fllles ahusent souvcntdc

(i) Relation de Xltoinas Gage, p. 171.