200 DE l’eSPRIT BES 10IS.
les mariages : ainsi les magislrats lacedemo-rriens les dirigeoient-ils.
Mais, dans les institutions ordinaires, c’estaux peres a marier leurs enfants; leur pru-dence ä cet egard sera toujours au-dessus detoute antre prudence. La nature donne auxperes un desir de procurer a leurs enfants dessuccesseurs, qu’ils sentent ä peine pour eux- :niemes: dans les divers degres de progeni- iture, ils se voient avaneer insensiblement vers |
l’avenir. Mais que seroit-ce si la vexalion et Il’avarice alloient au point d’usurper l’autoriledes peres? Ecoutons Thomas Gage (i) sur laconduitedes Espagnols dans les Indes.
« Pour augmenter le nombre des gens qui j«paient le tribut, il faut que tous les Indiens j« qui ont quinze ans se marient; et meme on a ■« regle le temps du mariage des Indiens ä qua- |« torze ans pour les males, et a treize pour les j« Alles. On se fonde sur un Canon qui dit queit la maliee peut suppleer a Tage. » 11 vit faire jun de ees denombreinenls: r’etoif, dit-il, une jchoselionteuse. Ainsi, dans l’action du monde ^ Iqui doiL etre la plus libre , les Indiens sont :encore esclaves. i
CIIAPITRE VIII. •
Conli.nuation du mcrac sujct.
En Anglelcrre,Irs fllles ahusent souvcntdc
(i) Relation de Xltoinas Gage, p. 171.