I.IVRE. XXIII, CH AP. VI. IQ <•)
slilution parliculiere de Ia republique. Ainsile peuple a quelqucfois recu ]>our citoyens (i)les bat ards, afin d’augmenter sapuissance con-tre les grands. A insi, ä A thcnes, le peuple re-traneba les batards du nombre des citoyens ,pour avoir une plus grande portion du bledquc lui avoit envoye le roi d’Egypte. EnfinAristote (2) nous apprend qtie dans plusieursvilles, lorsqu’il n’yavoilpasassezde citoyens,les batards succedoieut, et que, quand il y enavoit assez, ils ne succedoieut pas.
CH AP IT RE VII.
Ru conseiitement des pcres au manage.
Le consentement des peres est fonde sur leurpuissance, c’est-ä-dire sur leur droit de pro-priete; il estencore fonde sur leur aniour, surleur-raison, et surl incertitudedecellede leursenfants, que Tage tient, dansl’etat d’ignorance,et les passions dans l’etat d’ivresse.
Dans les petites republiques 011 1 'nstitulionssingulieres dont nous avons parle , il peut yavoir des lois qui donnent aux inagistrats uneinspection sur les mariages des enfants descitoyens, que la nature avoit deja donnee auxperes. L’atnour du bien public y peut etre telqu’il egale ou surpasse lout autre aniour. AinsiPlaton vouloit que les inagistrats reglassen t
(1) Voycz Aristote , Polilique, liv. VI, cli. IV.—(2) Und. liv. III, cli. III.