Druckschrift 
[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
Entstehung
Seite
198
Einzelbild herunterladen
 

iy8 de lesprit des lois.separations des femmes, la clöture, les eunu-ques, les verroux, rendent la cliose si difficile,que la loi la juge impossible. Dailleurs , lememe glaive extermineroit Innere etlenfant.

' CHAPITRE VI.

Des Jiätards dans les divers gouvernements.

On ne connoit donc guerc les batards dansles pays la polygamie est permise; on lesconnoit dans eeux la loi dune senle femmeest etablie. II a fallu, dans ces pays, flelrir leeoncubinage; il a donc fallu fletrir les enfantsqui en etoient nes.

Daris les republiques , il est nücessaireque les moeurs soient pures, les batards doi-vent etre encore plus odieux que dans les mo-narcliies.

On fit peut-etre a Rome des dispositionstrop dures contre eux. Mais les institutionsanciennes meltant tous les eitoyens dans lanecessite de se inarier, les inariages etant dail-leurs adoucis par la pennission de repudierou de faire divorce, it ny avoit quune liesgrande corruption de niceurs qui püt porterau eoncubinage.

Il faut remarquer que la qualite de eitoyenetant considerable dans les democraties eileemportoit avec eile la souveraine puissance,il sy faisoit souvent des lois sur 1ctat des-tards, qui avoient moins de rapport ala cliosememe et a l honnetete du mariage qua la eon-