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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XXIII, CHAP. V. IQ7

11 scroit contre Ja raison que la loi fletritdans les cnfants ce quelle a approuve dans lepere: tous ces enfants y doivent donc succe-der, amoins que quelqüe raison particulierene syoppose, comme auJapon, il nyaque leS enfants de la femme donnee par lem-pereur qui succedent. La politif[ue y exige queles biens que Fempereur donne ne soientpastrop partages , parcequils sont soumis ii unservice, comme etoient autrefois nosfiefs.

H y a des pays une femme legitime jonit,dans la maison, ä peu pres des bonneurs quadans 110s climats une femme unique: la , lesenfants des concubines sont censes appartenira la premiere femme: cela est ainsi etabli ä laChine. Le respect fllial (i), la ceremonie duudeuil rigoureux, ne sont point dus ä la merenaturelle, mais ä cette mere que donne Ialoi.

A laide dune teile fiction (2), il 11y a plusdenfants bätards; et, dans les pays cetteliction na pas lieu, on voit bien que la loi quilegitime les enfants des concubines est une loiforcee, car ce seroit le gros de la nalion quiseroit fletri par la loi. 11 nest pas question nonplus, dans ces pays, denfants adulterins. Les

(1) Le P. du Halde, tome II, p. 124.(2) Ondistingue les femmes en grandes et petites, cest-a-dire en legitimes ou nnn; mais il ny a point unepareille distinction eDtre les enfants. (Fest la grandedoctrine de rempire, est-il dit dans un ouvragechiuois sur la morale, traduit par le meine pere,

p. 140.