LIVRE XXIII, CHAP. V. IQ7
11 scroit contre Ja raison que la loi fletritdans les cnfants ce qu’elle a approuve dans lepere: tous ces enfants y doivent donc succe-der, amoins que quelqüe raison particulierene s’yoppose, comme auJapon, oü il n’yaque leS enfants de la femme donnee par l’em-pereur qui succedent. La politif[ue y exige queles biens que Fempereur donne ne soientpastrop partages , parcequ’ils sont soumis ii unservice, comme etoient autrefois nosfiefs.
H y a des pays oü une femme legitime jonit,dans la maison, ä peu pres des bonneurs qu’adans 110s climats une femme unique: la , lesenfants des concubines sont censes appartenira la premiere femme: cela est ainsi etabli ä laChine. Le respect fllial (i), la ceremonie d’uudeuil rigoureux, ne sont point dus ä la merenaturelle, mais ä cette mere que donne Ialoi.
A l’aide d’une teile fiction (2), il 11’y a plusd’enfants bätards; et, dans les pays oü cetteliction n’a pas lieu, on voit bien que la loi quilegitime les enfants des concubines est une loiforcee, car ce seroit le gros de la nalion quiseroit fletri par la loi. 11 n’est pas question nonplus, dans ces pays, d’enfants adulterins. Les
(1) Le P. du Halde, tome II, p. 124.—(2) Ondistingue les femmes en grandes et petites, c’est-a-dire en legitimes ou nnn; mais il n’y a point unepareille distinction eDtre les enfants. (Fest la grandedoctrine de rempire, est-il dit dans un ouvragechiuois sur la morale, traduit par le meine pere,
p. 140.