J()0 DE L ESPRIT DES LOIS.
faire paroitre im liomme des. provinces quipretoit son nom.
II falloit «ne nouvelle loi contre ces ahus;et Gabinius ( i) , faisant la loi fameiise quiavoit pour objet d’arreter la corruplion dansles suft'rages , dut naturellement penser quele meilleur moyen pour y parvenir etoit dedecourager les emprunls : ces deux clioseseloient naturellement liees ; ear les usuresaugmentoient (a) tonjours au temps des elec-tions, parcequ’on avoit besoin d’argent pourgagner des voix. On voit bien que la loi Gabi-nienne avoit etendu le senatus-considte Sem-jironien aux provineiaux, puisqne les Sala-miniens ne pouvoient emprunter de l’argent äRome ä cause de cette loi. Brutus, sous des110ms empruntes , leur en preta (I) ä quatrepour Cent par mois ( 4 ) , et obtint pour eeladeux senatus-consultes, dans le premier des-quels il etoit dit rjue ce pret ne seroil pas re-garde comme nne fraude faite a ia ioi, et quele gouverneur de Cilicie jugeroit en confor-mite des conventions portees par le billet desSalaminiens ( 5 ).
(i)L’an6t5 de Rome.—(?.) Voyez les Lettres deCiceron ;i Atticus, liv. IV, lett. 1 5 et i(>.—(1) (I-ceroua Altieus, liv. VI, lett. i.—(4) Potupee, quiavoit prete au roi Ariobarsane six Cents talents, sefaisoit payer trente-trois talents atliques tous lestrente jours. Ciceron ä Atlicus, liv. V, lett. 21 ;liv. IV, lett. i.—(ä)lit neve Salantiuis, ucve quteis dcdiseet, fraudi esset. Ii>id.