nienne. II faut que je cherclie ce que c’etoitque cette loi.
Lorsque les prets ä interet eurent ete de-fcndus ä Rome, on imagina toutes sortes demoyens pour eluder Ia loi (i); et, cömnie lesallies (2) et ceux de Ia nation latine n’etoientpoint assujettis aux lois civiles des Romains ,on se servit d’un Latin ou d’un allie qui pre-toit son nom et paroissoit etre le creancier. Laloi n’avoit donc fait qne soumettre les erean-ciers ä une formalite , et le peuple n’etöit passoulage.
Le peuple se plaignit de cette fraude ; etMarcus Sempronius , iribun du peuple, parl’autorite du senat, fit faire un plebiscite ( 3 )qui portoit qu’en fait de pret les lois qui de-fendoient les prets a usure enlre un citoyenromain et un autre citoyen romain auroientcgalement lieu entre un citoyen et un allie ouun Latin.
Dans ces temps-lä, on appeloit allies lespeuples de l’Italie proprement dite, qui s’e-lendoit jusqu’ä l’Arno et le Rubicon, et quin’etoit point gouvernee en pi’ovinces romai-11 es.
Tacite (4) dit qu’on faisoit. toujours de nou-velles fraudes aux lois faites pour arreter lesusures. Quand on ne put plus preler ni em-prunter sous le nom d’un allie, il fut aise de
( 1 ) Tite-Live.—( 2 ) Ibid. —(3) L’an de Rome 56 1 .Voyez Tite-Live.—(4) Aunal. Liv. YX.