l88 DF, l’kSPBIT DES LOIS.
II en fut de celte loi comme de iout.es cellesoii le Mgislateur a porte les clioses ä l’exces:on trouva nn moyerx de l’eludcr. II en fallutfaire beaucoup d’autres pour la confirmer,corriger, temperer. Tantot on quilta les loispour suivre les usages (i), tantot on quittajesusages pour suivre les lois : mais, dans ee cas,l’usage devoit aisement prdvaloir. Quand unliomnie emprunte , il trouve un obstarle dansla loi meine qui est faite en sa faveur: cette loia eontre eile et celui qu’eile secourt et celuiqu’elle condamrie. Le preteur SemproninsAsellus, ayant permis (4) aux dübiteurs d’agiren consequence des lois, fut tue par les crean-ciers (8) pour avoir voulu rappeier la me-moire d’une rigidite qu’on ne pouvoit plussoutenir.
Je quitte la ville pour jeter un peu les yeuxsur les provinces.
J’ai dit ailleurs (/|) que les provinces romai-nes etoient desolees par nn gouvernement des-poliqueel dur. Cen’est pas tont: ellesl’etoienteiicore par des usures affreuses.
Ciceron dit (5) que ceux de Salamine vou-loient emprunter de l’argentä Rome, et qu’ilsne le pouvoient pas ä cause de la loi Gabi-
(t) Veteri jara more foenus rcceptnm erat. Appieu,De la guerre civile, liv. I.—( 2 ) Permisit eos legibusagere. Appieu, De la guerre civile, 1.1; etl’epitomede Titc-Live, 1. LXXIV.—(3) L’an de Rome 663.—( 4 ) Liv. XI,cliap. XIX.—(5) Lettres a Atticus, liv. V,lett. 21 .