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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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185
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I.IVRE XXII, CHIP. XXII. 1 85plebeiens et les patriciens dans la sedition (i)meine du Mont-Sucre, on nallegua dun coteque la foi , et de lauire que la durete descontrats. '

On suivoit donc les conventions particu-lieresjet jecroisque les plus ordinaires etoientde douze pour cent par an. Ma raison est que,dans le langage (2) ancien cliez les Romains,linteret a six pour cent etoit appele la moitiede lusure, linteret ä trois pour cent le quartde lusure: lusure totale etoit donc linteret ädouze pour cent.

Que silon demande cominent de si grossesusures avoient pu setablir cliez un peuple quietoit presque sans commerce, je dirai que cepeuple, tres souvent oblige daller sans soldeä la guerre, avoit tres souvent besoin Ylem-prunter, et que, faisanl sans cesse des expedi-tions lieureuses, il avoit tres souvent la facilitede payer. Et cela se sent bien dans le recit desdemeles qui seleverent a cet egard : on nydisconvient point de lavarice de ceux quipretoient; mais 011 dit que ceux qui se plai-gnoient auroient pu payer sils avoient eu uneconduite reglee ( 3 ).

On faisoit donc des lois qui ninfluoient que

( 1 ) Voyez Deuys dHalicarnasse, qui la si biendecrit.(a) Usnrai semisses, trientes, quadrantes.Voyez-dessus les divers traites du digeste et duCode de usuris; et sur-tout la loi XVII, avec saHole, au ff. de usuris.-(3) Voyez les discoursd'Appius la-dessus dans Denys dHalicarnasse.

rsi'R. des lois. 3.