I.IVRE XXII, CHIP. XXII. 1 85plebeiens et les patriciens dans la sedition (i)meine du Mont-Sucre, on n’allegua d’un coteque la foi , et de l’auire que la durete descontrats. '
On suivoit donc les conventions particu-lieresjet jecroisque les plus ordinaires etoientde douze pour cent par an. Ma raison est que,dans le langage (2) ancien cliez les Romains,l’interet a six pour cent etoit appele la moitiede l’usure, l’interet ä trois pour cent le quartde l’usure: l’usure totale etoit donc l’interet ädouze pour cent.
Que sil’on demande cominent de si grossesusures avoient pu s’etablir cliez un peuple quietoit presque sans commerce, je dirai que cepeuple, tres souvent oblige d’aller sans soldeä la guerre, avoit tres souvent besoin Yl’em-prunter, et que, faisanl sans cesse des expedi-tions lieureuses, il avoit tres souvent la facilitede payer. Et cela se sent bien dans le recit desdemeles qui s’eleverent a cet egard : on n’ydisconvient point de l’avarice de ceux quipretoient; mais 011 dit que ceux qui se plai-gnoient auroient pu payer s’ils avoient eu uneconduite reglee ( 3 ).
On faisoit donc des lois qui n’influoient que
( 1 ) Voyez Deuys d’Halicarnasse, qui l’a si biendecrit.—(a) Usnrai semisses, trientes, quadrantes.Voyez lä-dessus les divers traites du digeste et duCode de usuris; et sur-tout la loi XVII, avec saHole, au ff. de usuris. —-(3) Voyez les discoursd'Appius la-dessus dans Denys d’Halicarnasse.
rsi'R. des lois. 3. 1Ü