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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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I?/, DK 1,k.SMIT DKS LOIS.

en queslion loul.es les lois quun tribun voulutse rendre populaire.

Ces roiUiiiuels eliangements, seit par (leslois, soit par des plebisciles, naturaliserenta Rome lusure; car les ereanciers, voyanl le]jeii|)le lern- debileur , ieur legislaleur et leurjuge, n'euren t plus de conliance dans les con-trals. Le peuple, eomme un debileuv deere-dite, ne leiiloil a empruiiter que par de grosprofils ; daulant plus que, si les lois ne ve-noient ([no de temps en temps, les plaintesdu peuple etoient conlinuelles et inlimidoientloujours les ereanciers. Cela fit que tous lesmoyens honnetes de preter et demprunterf'urent aboiis ä Rome,et quuneusure affreuse,loujours foudroyee ( t) et toujours renais-sante, sy etablit. Le mal\enoit de ce que lesehoses naxoient pas ete menagecs. Les loisextremes dans le bien font naitre le mal extre-me : il fallnt payer [iour le pret de Fargenl etpourle danger des peines de la loi.

C II A. P I T R E X X I r.

Continuation du meine sujet.

1 j k s premiers Romains neurent point de lois[iour regier le taux (2) de lusure. Dans lesdrmeles qui se formerent la-dessus enlre les

(1) Tacite, Annal. liv. VI.(2) llsure et inleret:sijjnilloient la mimt cliosc eher, les Romains.