180 M L’ESrRIT DES EOIS.'’tique si heureusement dans un etat (i) d’Eu-rope: c’est de se procurer une grande ciuantitdd’especes, et d’offrir a touslesparticuliers leurremboursement, ä moins qu’ds ne veuillentreduire l’interel. En effet, conune lorsque l’e-tat empruute ce sont les particuliers qui fixentle taux de l’interet, lorsque l’etat reut payerc’est ä lui ä le fixer.
II ne suflit pas de reduire l’inleret, il fautque lebenefice de la reduction forme un fondsd’amortisscuient pour payerchaque annee unepartie des capilaux; Operation d’autant plusheureuse que le succes eil augmente tous lesjours.
Lorsque le credit de l’etat n’est pas entier,c’est une nouvelle raison pour chercher ä for-mer un fonds d’amortissement, parceque cefonds une fols elabli rend bientot la con-fiance.
i°. Si I’etat estnne republiqne dont le gou-vernement comporle ]>ar sa nalure que l’on yfasse des projets pour long-temps , le Capitaldu fonds d’amortissement peut elre peu consi-derable: il faut, dans une monarcliie, que ceCapital soit plus grand.
2°. Les reglementsdorrent elre tels que tousles citoyens de l’etat portent le poids de l’eta-blissement de ce fonds, parcequ’ils ont toiit lepoids de l’ctablissement de la delte; le crean-
(i) L’Angleterre.