LIVRE XXII, CHAP, XVII. I73en Industrie, cela fail ponr lä nation , a cinqjiour cent, un Capital de denx Cent raille ecus.Si ccs dix personnes emploient la moitie deleur revenu , c’est-ä-dire cinq mille ecus, ponrpaycr les interets de cent mille eens ([u’ellcs ontempruntes ä d’autres, cela ne fait encore pourl’etat que denx Cent mille eens ; c’est, dans lelangagedesalgebristes, 200000 ecus—100000ecus -f- 100000 eens = 200000 ecus.
Ce qui peut jeler dans l’erreur, c’est qu’unpapier qui represente la dette d’une nation estnn signe de richesse ; car ll n’y a qu’un etatriebe qui puisse soutenir un tel papier Sanstomber dans la decadence; que, s’il n’y tombepas, il faut que l’ctat ait de grandes richessesd’ailleurs. ön dit qu’il n^ a point de mal, par-•eequ’il y a des ressources contre ce mal; et ondit que le mal est un bien, parceque les res-sources surpassent le mal.
CH A P IT RE XVIII.
Du paiement des dettes publiques.
Ii. faul qu’il y ait une proportion entre l’etatcreancier et l’etat debiteur. L’etat peut etrecreancier a l’infini, mais il ne peut etre debi-tcur qu’a un certain degre ; et, quand on estparvenu a passer ce degre, le titre de creanciers evanouit.
Si Cet elat a encore un credit qui n’ait pointrecu d’cUleinte, ilpourra faire ce qu’on a-pra-