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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVHK. XXI T, CH AP. X T. I7I

manicre uoiiL Ies Romains firent leur opera-lion (laus la prämiere guerre punique; maisre quils firent da ns la seconde nous marqueune sagesse admirable. La republique ne setrouvoit point en clat dacquitter ses dctles;las pesoit deux onces de cuivre, et le denier,valant dix as, valoit vingt onces de cuivre. Larepublique fit des as dune once de cuivre (i):eile gagna la moitie sur ses creancicrs ; eilepaya un denier avec ces dix onces de cuivre.Cette Operation donna une grandc secousse aletat: il falloit la donner la moindre quil etoitpossible; eile contenoit une injusticc, il falloitquelle fut la moindre quil etoit possible; eileavoit pour objet la liberation de la republiqueenvers ses ciloyens, il ne falloit donc pas quellerut ceiui de la liberalion des ciloyens entreeux. Cela fit faire uni 1 seconde Operation; etlon oi'donna que le denier, qui navoil elejus-que- que de dix as , en conlicndroit seize:il res.ulla de cetle double Operation qüe, pen-dent que les creancicrs de la republique per-doient la moitie ( 2 ), ceux des particuliers neperdoient q.unn einquieme (3), les marehan-dtsgs naugmenloienl que d'un einquieme, lechangement reel dans la monnoie nctoit quedun einquieme : on voit les autres cons.e-quences.

(1) Pline, Hist. nat. liv. XXXIII, art. 1 3 .(2) Ilsrecevoient dix onces de cuivre pour vingt.( 3 ) Ilsvccevoient seize onces de cuivre pour vingt.