LIVHK. XXI T, CH AP. X T. I7I
manicre uoiiL Ies Romains firent leur opera-lion (laus la prämiere guerre punique; maisre qu’ils firent da ns la seconde nous marqueune sagesse admirable. La republique ne setrouvoit point en clat d’acquitter ses dctles;l’as pesoit deux onces de cuivre, et le denier,valant dix as, valoit vingt onces de cuivre. Larepublique fit des as d’une once de cuivre (i):eile gagna la moitie sur ses creancicrs ; eilepaya un denier avec ces dix onces de cuivre.Cette Operation donna une grandc secousse al’etat: il falloit la donner la moindre qu’il etoitpossible; eile contenoit une injusticc, il falloitqu’elle fut la moindre qu’il etoit possible; eileavoit pour objet la liberation de la republiqueenvers ses ciloyens, il ne falloit donc pas qu’ellerut ceiui de la liberalion des ciloyens entreeux. Cela fit faire uni 1 seconde Operation; etl’on oi'donna que le denier, qui n’avoil elejus-que-lä que de dix as , en conlicndroit seize:il res.ulla de cetle double Operation qüe, pen-dent que les creancicrs de la republique per-doient la moitie ( 2 ), ceux des particuliers neperdoient q.u’nn einquieme (3), les marehan-dtsgs n’augmenloienl que d'un einquieme, lechangement reel dans la monnoie n’ctoit qued’un einquieme : on voit les autres cons.e-quences.
(1) Pline, Hist. nat. liv. XXXIII, art. 1 3 .—(2) Ilsrecevoient dix onces de cuivre pour vingt.—( 3 ) Ilsvccevoient seize onces de cuivre pour vingt.