Druckschrift 
[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
Entstehung
Seite
172
Einzelbild herunterladen
 

172 DE leSPRIT DES LOIS.

Les Romains se conduisirent donc inicuxquenous, qui, dans nos operations, avons en-veloppe et les f'ortunes publiques et les fortu-nes particulieres. Ce 11est pas tont: on va voirquils les firent dans des circonstances plus fa-vorables que nous.

CHAPITRE XII.

Cireonstances dans lesquelles les Romains firentlenrs operations sur la mouuoie.

J l y ayoit anciennement tres peu tlor et dar-gent en Italie; ee pays a peu ou point de minesdor et dargent. Lorsque Rome fut prisepar les Gaulois, il ne sy trouva que mille li-vres dor (1). Cepcndant les Romains avoientsaecage plusieurs villes puissantes, et ils enavoient transporte les ricltesses cliez euv. Rsne se servirent long-temps que de monnoiedecuivre: ce ne fut quapres la paix de Pyrrhusquils eurent assez dargent pour en faire de lamonnoie (2). Ils firent des deniers de ce inetalqui valoient dix as (d), ou dix livres de cuivre.Pour lors la proportion de largent au cuivreetoit comme 1 ä qßo; car, le denier roniain va-lant dix as, ou dix livres de cuivre, il valoitcent vingt onces de cuivre; et, le meine denier

( 1 ) Pliue, liv. "XXXIII, art. 5.( 2 ) Freinshemius,liv. "V de la secondc decade.(3) lbid. loc. cit. Ilsirapperent aussi, dit le meine autanr, des denti ap-peles crainaires, et des quarts apneles sesterces.