i(j4 de l'esp'eit des i,ois.
Si un prince fait-de grands anias < 1 'argentdans son elat, I’argent y ponrra etre rare reel-lementetcominunrelativcment; par exemple,si, dans le meine lemps, cet etat avoit a paverbeaucoup de marehandisos dans le pays etran-ger, le cluinge baisseroil, quoique l’argenl fütrare.
Le change de toutes les plaees tend toujonrsä se metlre ä une certaine proportion; et celaest dans la nature de la eliose meine. Si lecliange de l’Irlande äFAngleterre est plus basque le pair, et que celui de FAngleterre ii laHollande soit aussi plus bas que le pair, eeluide l’Irlande a la Hollande sera cncoi'e plus bas,r’est-a-dire en raison composee de celui d’Ir-lande ä FAngleterre, et de celui de FAngleterreii la Hollande; car un Hollandais , qui prutfaire venir ses fonds indirectement d’frlandepar FAngleterre-, ne voudra pas payer pluseher pour les faire venir direetement. Je disque cela devroit etre ainsi; mais celan’est pour-tant pas exaetement ainsi: il y a toujours descirconstances qui font varier ces clioses; et ladifference du prolit qu’il y a a tirer ]iar uneplace 011 ii tirer par une auire fait l’art ou l’lia-Bilete particuüere des banquiers, dont il n’estpoint qurstion ici.
Lors([u’un etat liausse sa monnoie, par exem-ple, lorsqu’il ajipelle six livres ou deux ecus eequ’il n’appeloit que irois livres ouun ecu, cettedenomination nonveile, qui n’ajoute rien dereel ä Feeu, ne doit pas procurcr un seul gros