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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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i(j4 de l'esp'eit des i,ois.

Si un prince fait-de grands anias < 1 'argentdans son elat, Iargent y ponrra etre rare reel-lementetcominunrelativcment; par exemple,si, dans le meine lemps, cet etat avoit a paverbeaucoup de marehandisos dans le pays etran-ger, le cluinge baisseroil, quoique largenl fütrare.

Le change de toutes les plaees tend toujonrsä se metlre ä une certaine proportion; et celaest dans la nature de la eliose meine. Si lecliange de lIrlande äFAngleterre est plus basque le pair, et que celui de FAngleterre ii laHollande soit aussi plus bas que le pair, eeluide lIrlande a la Hollande sera cncoi'e plus bas,rest-a-dire en raison composee de celui dIr-lande ä FAngleterre, et de celui de FAngleterreii la Hollande; car un Hollandais , qui prutfaire venir ses fonds indirectement dfrlandepar FAngleterre-, ne voudra pas payer pluseher pour les faire venir direetement. Je disque cela devroit etre ainsi; mais celanest pour-tant pas exaetement ainsi: il y a toujours descirconstances qui font varier ces clioses; et ladifference du prolit quil y a a tirer ]iar uneplace 011 ii tirer par une auire fait lart ou llia-Bilete particuüere des banquiers, dont il nestpoint qurstion ici.

Lors([uun etat liausse sa monnoie, par exem-ple, lorsquil ajipelle six livres ou deux ecus eequil nappeloit que irois livres ouun ecu, cettedenomination nonveile, qui najoute rien dereel ä Feeu, ne doit pas procurcr un seul gros