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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XXII, C1I AP. X. I f> »

de plus par le ebange. On lie devroit avoirpour les deux eens nouveaux que Ia meinequantite de gros que Ton recevoit ponrlan-rien; et si cela nVst pas, ee nVst point lVftet.de la (ixalion 011 elle-mcine, mais eelui i|ue!!eproduit roraine nmivolle , et eelui quelle aconnne subite. Le ebange tient a des affairesconnnencees, et ne se mel en regle cpiapresnn certain temps.

Lorsquun eLat, au lieu de hausser simple-nient sa monnoie par uneloi, fait ime nouvellerefonte, afin de faire dime monnoie forte «nemonnoie ])lus foible, il arrive que, pendant letemps de 1operation, il y a deux sortes de mon-noie, la forte qui est la vieille, et la foible quiest la nouvelle: et, comme la forte est decriee,et ne se reeoit qua la monnoie, et que pa r ron-sequent. les lettres de ebange doivent se payeren especes nouvelles, il senible que le ebangedevroit se'regier sur lespeee nouvelle. Si, parexemple, laffoibüssement en France etoit demoilie, et que lancien ecu de trois livres don-nät soixante gros en Ilollande, le nouvel ecune devroit donner que trente gros. Duriautreeöle, il semble que le chauge devroit se regiersur la valcnr de lespece vieille, parceque lebanquier qui a de largent, et qui prend desleltres, est oblige dallcr porter a la monnoiedes especes vieilles pour en avoir de nouvellessur lesquelles il perd. Le ebange se meltiadonc entre la valeur de lespece nouvelle etcelle de lespcce vieille. La valeur de lespece

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