LIVRE XXII, C1I AP. X. I f> »
de plus par le ebange. On lie devroit avoirpour les deux eens nouveaux que Ia meinequantite de gros que Ton recevoit ponrl’an-rien; et si cela nVst pas, ee nVst point lVftet.de la (ixalion 011 elle-mcine, mais eelui i|u’e!!eproduit roraine nmivolle , et eelui qu’elle aconnne subite. Le ebange tient a des affairesconnnencees, et ne se mel en regle cpi’apresnn certain temps.
Lorsqu’un eLat, au lieu de hausser simple-nient sa monnoie par uneloi, fait ime nouvellerefonte, afin de faire d’ime monnoie forte «nemonnoie ])lus foible, il arrive que, pendant letemps de 1 ’operation, il y a deux sortes de mon-noie, la forte qui est la vieille, et la foible quiest la nouvelle: et, comme la forte est decriee,et ne se reeoit qu’a la monnoie, et que pa r ron-sequent. les lettres de ebange doivent se payeren especes nouvelles, il senible que le ebangedevroit se'regier sur l’espeee nouvelle. Si, parexemple, l’affoibüssement en France etoit demoilie, et que l’ancien ecu de trois livres don-nät soixante gros en Ilollande, le nouvel ecune devroit donner que trente gros. D’uriautreeöle, il semble que le chauge devroit se regiersur la valcnr de l’espece vieille, parceque lebanquier qui a de l’argent, et qui prend desleltres, est oblige d’allcr porter a la monnoiedes especes vieilles pour en avoir de nouvellessur lesquelles il perd. Le ebange se meltiadonc entre la valeur de l’espece nouvelle etcelle de l’espcce vieille. La valeur de l’espece
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