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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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162
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jf.1 DK EESPRIT DES KQXS.

(jnatre, il devroit arriver que la France, cn-voyant pav le cliange cinquanle-qwalre mille('ciis eil Holiande, naclieteroil: de marcban-dises que pour cinqnairtc mille; et que dunautre töte la Holiande, cnvovanf lavaieur deeiiiquante mille ecus en France, eil aclieleroit]>our cinquante-quatre mille : ee qui feroiL unediffrrence de liuit cinquante-qiialviemes, cest-ä-dire de plus dun seplieme de perLe pour lal 1 ran ec; de Sorte quil faudroit envoyer en Hol-iande mi seplieme de plus en argent ou en roar-eliaudises quon ne faisoit lorsque le rliangeetoitaupair; et le mal augraentant toujours,parcequ'une pareille detle feroit eneovc dimi-nuer le cliange, la France seroit ä la fiu ruinee.11 semble, dis-je, que eela devroit elre; et. eelanV.stpas ä cause du principe que jai de ja eia-bli ailleurs (i), qui est que les <jtats tendenttoujours a se meltre dans labalance, et a seprocurer leur liberation; ainsi ils nemprun-tent qua proportion de ce quils peuvent payer,(t naelietent quä mesure quils vendent. Et,en prenant lexemple ci-dessus, si le changetombe en France de cinquante-quatre acht-quanle, le Hollandais qui-aclietoit des mar-diandises de France pour mille ecus, et quiles payoit cinquante-quatre mille gros, ne lespaieroitplus que cinquante mille, si le Fran-cais y vouloit consentir; mais la marchandisede France liaussera insensiblement, le profit

(i) Voyez lc livre XX , cb. XXI..