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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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161
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LIVRE XXII, CII AP. X. ißl

du cliange, 1elal gagne 011 perd, il fantle con-siderer mmme debiteur, comme ereancier,tommc vendcur, comme aclieteur. Lorsquc lecliange est plus bas que le pair, il perd commedebiteur, il gagne comme ereancier; il perdcomme aclieteur, il gagne comme vendeur.On seilt bien quil perd comme debiteur : parexemple, la lrance devant ä la Hollande uneertain nombre de gros, moins son ecu vau-dra de gros, plus il lui liiudra decus pourpayer; au contraire, si la France est ereanciered1111 eertain nombre de gros, moins eliaqueecu yaudra de gros, plus eile recevra decus.Letat perd encore comme aeheteur; car il lauttoujours le meine nombre de gros pour ache-terlameme quantite de marebandises, et, lors-ejue le cliange baisse, chaque ecu de Francedohne moins de gros. Par la meme raison le-tat gagne comme xendeur: je vends ma raar-cliandise en Hollande le meine nombre de grosque je la vendois; jaurai donc plus decus enFrance lorsquavec cinquante gros je me pro-curerai un ecu, que lorsquii men faudra ein -quante-quatre pour avoir ce meine ecu : le con-traire de tont ceci arrivera il lautre etat. Si laHollande doit un eertain nombre decus, eilegagnera; et, si 011 les lui doit, eileperdra; sieile vend, eile perdra; si eile achetle, eile ga-gnera.

11 faut pourtant suivre ceci : lorsquc lecliange est an-dessous du pair, par exemple,si! est a cinquante au lieu d etre ii cinquante-ESPU. IJiS I.Ü1S. 3. i4

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