LIVRE XXII, CHIP. II. 145
ble (1), qu’il se coiwomme peu par l’usage, etque, sans se detruire, il soit capable de beau-coup de divisioris. On clioisit un metal pre-cieux pour que le signe ]>uisse aisement setransporter. Un metal est tres propre ä etreune inesure commune, parcequ’on peut aise-ment le reduire au mime titre. Cliaque etat vmet son empreinte, afin que la forme repondedu titre et du poids, et que Ton connoisse l’unet l’autre par la seule inspection.
Los Atheniens, n’ayant point l’nsage desmetaux, se servirent de boeufs (2), et lesRomains de brebis : mais un boenf n’est pasla meine cbose qu’un autre bceuf, commeune piece de metal peut etre la meine qu’unöautre.
Comme l’argent est le signe des valeurs desmarcliandises, le papier est un signe de la va-leur de l’argent; et, lorsqu’il est bon, il lerepresente tellement que, quant a l’effet, iln’y a point de difference.
De meine que l’argent est un signe d’unecliose et la represente , cliaque cliose est unsigne de l’argent et le represente; et l’ötat estdans la prosperite selon que, d’un cote, l’ar-
(1) Le sei, dont on se sert en Abyssinie, a ce de-faut, qu’il se consoiume continuelleinent.—(9.) He-rodote, in Clio , nous dit que lcs Lydiens trouverentl’art de battre la monnoie ; les Grecs leprirent d’eux;les monnoies d’Athenes eurent pdnr empreinte lenrancien bceuf. J’aivu une de ces monnoies dans leeabinet du comtc de Pembrocke.