DE L ESPRIT DES EOIS.
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ou le Negi’e ajoute de son or, jusqu’ä ce queles parties conviennent.
Mais, lorsqu’un peuple trafique sur un tresgrand nombre de marchandises, il faut neces-sairement une inonnoie, parcequ’un metal fa-cile a transporter epargne bien des frais quel’on seroit oblige de faire si l’on procedoit tou-jours par ecliange.
Toutes les nalions ayant des besoins reci-proques, il arrive souvent que l’une veut avoirun tres grand nombre de marcliandises del’au-1 re, et celle-ci tres peu des siennes; tandis qu’al’egard d’une autre nalion eile est dans un cascontraire. Mais lorsque les nations ont uneinonnoie et qu’elles procedent par vente et paracliat, celles qui prennent plus de marchan-dises se soldent, ou paient l’excedant ayec del’argent; et il y a cette difference, que, dansle cas de l’achat, le commerce se fait a projior-tion des besoins de la nation qui demande leplus; et que, dans l’ecliange, le commerce sefait seulemcnt dans Fetendue des besoins dela nation qui demande le moins, Sans quoicette derni-re seroit dans l’impossibilite desolder son rompte.
CIIAPITRE II.
De la nature de la monnoie.
Jja monnoie est un signe qui represente la\aleur de toutes les marchandises. On prendquclquc metal pour que le signe soit dura-