riVKE XXI, CHIP. XXII. I4I
Par tout re qui vient d’etre dit, on peut ju-ger des ordonnances du ronseil d’Espagne,qui dcfendent d’employer l’or et l’argeut endorures, et aulres superfluites : decret pareilä celui que feroient les etals de IJollande s’ilsdefendoient la consommalion de la rannelle.
Mou raisonnement ne porte pas sur toutesles mines : celles d’Allemagne et de Hongrie,d’oü l’on ne retire que peu de chose au-delädes frais, sont tres utiles. Elle se trouvent dansl’etat principal; eiles y occupent plusieurs mil-liers d’hommes qui y consonunent les denrcessurabondantes; elles sont propreinent une ma-nufaclure du pays.
Les mines d’Allemagne et de Hongrie fontvaloir la culture des terres; et le travail decelles du Mexique et du Perou la detruit.
Les Indes et l’Espagne sont deux puissancessous un meme mal Ire : mais les Indes sont leprincipal, l’Espagne n’est que l’accessoire.C’est en Tain que la politique veut ramener leprincipal ä l’aecessoire; les Indes altirent lou-jours l’Espagne a elles.
D’environ cinquante miilions de marchan-dises qui vont toutes les annees aux Indes,rEspagnenefournit que deux miilions et demi:les Indes font donc un commerce de cinquantemiilions, et l’Espagne de deux miilions et demi.
C’est une mauvaise esjiece de ricliesse qu’untsibut d’accident et qui ne depend pas de l’in-dustrie de la nation, du nombre de sesliabi-tants, ni de la culture de ses terres. Le roi
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