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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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riVKE XXI, CHIP. XXII. I4I

Par tout re qui vient detre dit, on peut ju-ger des ordonnances du ronseil dEspagne,qui dcfendent demployer lor et largeut endorures, et aulres superfluites : decret pareilä celui que feroient les etals de IJollande silsdefendoient la consommalion de la rannelle.

Mou raisonnement ne porte pas sur toutesles mines : celles dAllemagne et de Hongrie,d lon ne retire que peu de chose au-delädes frais, sont tres utiles. Elle se trouvent dansletat principal; eiles y occupent plusieurs mil-liers dhommes qui y consonunent les denrcessurabondantes; elles sont propreinent une ma-nufaclure du pays.

Les mines dAllemagne et de Hongrie fontvaloir la culture des terres; et le travail decelles du Mexique et du Perou la detruit.

Les Indes et lEspagne sont deux puissancessous un meme mal Ire : mais les Indes sont leprincipal, lEspagne nest que laccessoire.Cest en Tain que la politique veut ramener leprincipal ä laecessoire; les Indes altirent lou-jours lEspagne a elles.

Denviron cinquante miilions de marchan-dises qui vont toutes les annees aux Indes,rEspagnenefournit que deux miilions et demi:les Indes font donc un commerce de cinquantemiilions, et lEspagne de deux miilions et demi.

Cest une mauvaise esjiece de ricliesse quuntsibut daccident et qui ne depend pas de lin-dustrie de la nation, du nombre de sesliabi-tants, ni de la culture de ses terres. Le roi

ia.