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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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142
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142 DE leSPRIT DES LOIS.

dEspagne, qui recoii (legrandessommes dp sadouane de Cadix, nest ä cet egard quun par-ticulier tres riebe dans un etat tres pauvre.Tont se passe des elrangers a lui saus qne sessnjels y prennent presque de pari; ce com-merci^ est independant de la bonne et de lamauvaise fortune de son royaume.

Si qnelfpies provinces dans la Castille luidonnoient une sonime pareille a celle de ladouane de Cadix, sa puissance seroit bienplus graude : ses ricbesses ne'ponrroicnt etre.que Feffet de celles du pays; ces provinces aui-nieroient toutes ies au tres, et eiles seroienttoutes ensemble plus en etat de sontenir lescharges respectives : au lieu dun grand tre-sor, on auroit un grand peuple.

CH AP IT RE XXIII.

Probleme.

diE nest point ä moi ä prononeer sur la ques-tion, si lEspagne ne pouvanl faire le com-merce des Indes par elle-meme, il ne vaudroitpas mieux quclle le rendit libre aux etrangers.Je dirai seulempnt quil lui convient de met trea ce commerce le moins dobstaeles qne sa po-litique pourralui perniettre. Quand les rnar-cliandises que les diverses nations porten t auxIndes y sont clieres, les Indes donnent beau-coup de leur marchandise, qui est lor et Far-gent, pour peu de marcliandises etrangeres :le contraire arme lorsque ceiles-ci sont a vil