142 DE l’eSPRIT DES LOIS.
d’Espagne, qui recoii (legrandessommes dp sadouane de Cadix, n’est ä cet egard qu’un par-ticulier tres riebe dans un etat tres pauvre.Tont se passe des elrangers a lui saus qne sessnjels y prennent presque de pari; ce com-merci^ est independant de la bonne et de lamauvaise fortune de son royaume.
Si qnelfpies provinces dans la Castille luidonnoient une sonime pareille a celle de ladouane de Cadix, sa puissance seroit bienplus graude : ses ricbesses ne'ponrroicnt etre.que Feffet de celles du pays; ces provinces aui-nieroient toutes ies au tres, et eiles seroienttoutes ensemble plus en etat de sontenir lescharges respectives : au lieu d’un grand tre-sor, on auroit un grand peuple.
CH AP IT RE XXIII.
Probleme.
diE n’est point ä moi ä prononeer sur la ques-tion, si l’Espagne ne pouvanl faire le com-merce des Indes par elle-meme, il ne vaudroitpas mieux qu’clle le rendit libre aux etrangers.Je dirai seulempnt qu’il lui convient de met trea ce commerce le moins d’obstaeles qne sa po-litique pourralui perniettre. Quand les rnar-cliandises que les diverses nations porten t auxIndes y sont clieres, les Indes donnent beau-coup de leur marchandise, qui est l’or et Far-gent, pour peu de marcliandises etrangeres :le contraire arme lorsque ceiles-ci sont a vil