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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XXI, C1I4P. XX. I2!J

liommes comme des terres. Et je reinarqueraieil passant coinbien on sest joue de celte na-tion dun siede a laulre. On confisquoit leursbiens lorsquils vonioient elre cbretiens , etbientot apres on les fit brüler iorsquils ne vou-lurent pas letre.

Cependant on vit le commerce sorlir du seinde la vexafion ct du desespoir. Ees Jnifs, pro-scrits tour a tour de cliaque pays, trouverentle moyen de sauver leurs cffeLs. Par- ils ren-dirent pour janiais leurs rctraites fixes; car telprincc qui voudroit bien se dcl'aire deux neseroit pas pour ccla dlmineur ii se del'aire deleur argeilt.

ils (i) inventerent les leltres de ebange; et,par ce moyen, le commerce put eluuer la vio-lence et se maintenir par-lout, le negociant leplus riebe nayant que des biens invisibles quipouvoienl ctre envoyes par-lout, et ne lais-soient de trace nulle jiart.

Les thdologiens lurent obliges de restrein-dre leurs prineipes; et le commerce , quonavoit violemment iie avec lamauvaise foi, ren-tra pour ainsi uire dans le sein de la probite.

Ainsi nous devons aux spcculations des

(1) Ou sait que, sous Philippe-Auguste et sousPhilippe-le-Long, les Jnifs, chasses de France, serffngiercnt en Lomhaulie, et que la ils donneren!anx negocinnts etrangers et aux voyageurs des lettressecretes sur eeux ;i qui ils avoient confie leurs effetsan France, qni lurent aeqnittees-