LIVRE XXI, C1I4P. XX. I2!J
liommes comme des terres. Et je reinarqueraieil passant coinbien on s’est joue de celte na-tion d’un siede a l’aulre. On confisquoit leursbiens lorsqu’ils vonioient elre cbretiens , etbientot apres on les fit brüler iorsqu’ils ne vou-lurent pas l’etre.
Cependant on vit le commerce sorlir du seinde la vexafion ct du desespoir. Ees Jnifs, pro-scrits tour a tour de cliaque pays, trouverentle moyen de sauver leurs cffeLs. Par-lä ils ren-dirent pour janiais leurs rctraites fixes; car telprincc qui voudroit bien se dcl'aire d’eux neseroit pas pour ccla d’lmineur ii se del'aire deleur argeilt.
ils (i) inventerent les leltres de ebange; et,par ce moyen, le commerce put eluuer la vio-lence et se maintenir par-lout, le negociant leplus riebe n’ayant que des biens invisibles quipouvoienl ctre envoyes par-lout, et ne lais-soient de trace nulle jiart.
Les thdologiens lurent obliges de restrein-dre leurs prineipes; et le commerce , qu’onavoit violemment iie avec lamauvaise foi, ren-tra pour ainsi uire dans le sein de la probite.
Ainsi nous devons aux spcculations des
(1) Ou sait que, sous Philippe-Auguste et sousPhilippe-le-Long, les Jnifs, chasses de France, serffngiercnt en Lomhaulie, et que la ils donneren!anx negocinnts etrangers et aux voyageurs des lettressecretes sur eeux ;i qui ils avoient confie leurs effetsan France, qni lurent aeqnittees-