ia8 de d’espbit des lois.au moins quelque oeil creve: cc roi faisoit ain-si c a cliambre de justice. L r n d’eux, a qui onarracha sept dents, une cbaque jour, donnadix mille marcs d'argent ä la huitieme. Hen-ri HI tira d’Aaron , Juif d’Yorck, quatorzemi’le marcs d'argent, et dix mille pour la reine.Dans ces temns-Iä, on faisoit violemment cequ’on fait aujourd’hui en Pologne avec quel-que mesure. Les rois, ne pouvant fouiller dansla bourse de Ieurs suiets a cause de leurs Pri-vileges , mettoient ä la torture les Juifs, qu’onne regardoit pas eomme citoyens.
Enfin d s’introduisit une coutume qui con-fisqua tous les biens des Juifs qui embrassoientle christianisme. Cetle coutume si bizarre,nous la savons par la loi (i) qui l’abroge. Onen a donne des raisons bien vaines; on a ditqu’on vouloit les eprouver, et faire en sortequ’il ne restät rien de l’esclavage du demon.Mais il ed visib e que cette confiscation etoitune espece de droit (a) d’amorlissement, pourle prinee ou pour les seigneurs, des taxes qu’ilslevoient sur les Juifs, et dont ils etoient frus-tres lorsque ceux-ci embrassoient le cliristia-nisme. Dans ces temps-Jä, on regardoit les
(i) Edit donne a Rasville le 4 ayril 1 3 9a.—(2) EnErance, les Juifs etoient serfs, main-mortables, etles seigneurs leur succedoient. M. Brussel rapporteun accord de l’an 1206, entre le roi et Thihaut comtede Champagne, par lequel il etoit convenu que les.1 uifs de l’un ne preteroient point dans les terres del’autre.