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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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ia8 de despbit des lois.au moins quelque oeil creve: cc roi faisoit ain-si c a cliambre de justice. L r n deux, a qui onarracha sept dents, une cbaque jour, donnadix mille marcs d'argent ä la huitieme. Hen-ri HI tira dAaron , Juif dYorck, quatorzemile marcs d'argent, et dix mille pour la reine.Dans ces temns-, on faisoit violemment cequon fait aujourdhui en Pologne avec quel-que mesure. Les rois, ne pouvant fouiller dansla bourse de Ieurs suiets a cause de leurs Pri-vileges , mettoient ä la torture les Juifs, quonne regardoit pas eomme citoyens.

Enfin d sintroduisit une coutume qui con-fisqua tous les biens des Juifs qui embrassoientle christianisme. Cetle coutume si bizarre,nous la savons par la loi (i) qui labroge. Onen a donne des raisons bien vaines; on a ditquon vouloit les eprouver, et faire en sortequil ne restät rien de lesclavage du demon.Mais il ed visib e que cette confiscation etoitune espece de droit (a) damorlissement, pourle prinee ou pour les seigneurs, des taxes quilslevoient sur les Juifs, et dont ils etoient frus-tres lorsque ceux-ci embrassoient le cliristia-nisme. Dans ces temps-, on regardoit les

(i) Edit donne a Rasville le 4 ayril 1 3 9a.(2) EnErance, les Juifs etoient serfs, main-mortables, etles seigneurs leur succedoient. M. Brussel rapporteun accord de lan 1206, entre le roi et Thihaut comtede Champagne, par lequel il etoit convenu que les.1 uifs de lun ne preteroient point dans les terres delautre.