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fait, c’est-ä-dire (le lenr porter de l’or et del’argent pour leurs marchandises. On com-merce encore avec eux de la meine maniere;la caravane d’Alep et le vaisseau royal de Suezy portenl des sommes immenses (r).
La nature avoit destine les Arabes au com-merce ; eile ne les avoit pas.dest.ines ala guerre:mais, lorsque ces peuples tranquilles se trou-verent sur les frontieres des Parthes et desRomains, ils devinrent auxiiiaires des uns etdes autres. Elius Gallus les avoit trouves com-mercants ; Mahomet les trouva guerriers; illeur donna de l’entliousiasme, et les voilä con-querants.
Le commerce des Romains aux Indes etoitconsiderable. Strabon ( 2 ) avoit appris enEgypte qu’ils y empioyoient cent vingt navi-res: ce commerce ne se soutenoit encore quepar leur ai'gent: ils y envoyoient tous les anscinquante millions de seslerces. Pline (3) ditque les marchandises qu’on en rapportoit sevendoient ä Rome le centuple. Je crois qu’ilparle trop generalement: ce profit fait unefois , tout le monde aura voulu le faire ; et,des ce moment, personne ne l’anra fait.
On peut mettre en question s’il fut avanta-geux aux Romains de faire le commerce de
( 1 ) Les earavanes d’Alep et de Suez y portent deuxmillions de nolre monnoie, et il en passe autant enfraude : le vnisseau royal de Suez y porte aussi denxmillions.—(?.)Liv. II, p. 8 j.—(3)Li v. VI, eh. XX.HI.