XIVRE XXI, CHAP. XV. II(J
Je sais bien que, dans la foiblesse de Fem-pire, les barbares obligerent les Romains d’e-tablirdes etapes (i) et de commerceravec enx.Mais cela meme prouve que l’esprit des Ro-mains etoit de ne pas commercer.
CHAPITRE XVI.
Du commerce des Romains avec FArabie et les Indes.
Le negoce de l’Arabie heureuse et celui desIndes furent les deux branclies et presque lesseules du commerce exterieur. Les Arabesavoient de grandes richesses; ils les tiroientde leurs mers et de leurs forets; et, comme ilsaclietoient peu et vendoient beaucoup, ils at-tiroient (2) ä eux l’or et Fargent de leurs voi-sins. Auguste (?) connut leur opulence, etilresolut de les avoir pour amis ou pour enne-mis. II fit passer Elius Gallus d’Egypte en Ara-bie. Celui-ci trouva des peuples oisifs, tran-quilles, et peu aguerris; il donna des batailles,fit des sieges, et ne perdit que sept soldats;mais la perfidie de ses guides, les marclies, leclimat, la faim, la soif, les maladies, des me-suresmal prises, lui firent perdre son armee.
II fallut donc se contenter de ncgocier avecles Arabes, comme les autres peuples avoient
( 1 ) Toyez les Considerations sur les causes dela graudeur des Romains et de leur decadcnce.—( 2 ) PI ine, 1. VII, cfi. XXVIII; et Strabon, 1. XVI.—(3) Ibid.