110 DE l’eSPRIT DES LOIS.
c’i-toitle Potosi de ces temps-lä. AujoDrd’huiles mines d’Hanovre n’ont pas le quart desyiivriers qu’on employoit dans celles d’Espa-gne, et eiles donnent plus; niais les Romainsn’ayant guere que des mines de cuivre, et peude mines d’argent, et les Givcs ne eonnoissantque les mines d’Attique tres peu ri. lies , ilsdurent etre etonnes de l’abondance de eelles-lä.
Dans la guerre pour la succession d’Espa-gne, un homme appele Ie marquis de Rliodes,de qui 011 disoit qu’il s’etoit ruine dans lesuiines d’or, et enriehi dans les hopitaux(i),proposa a la cour de France d’ouvrir les minesdes Pyrenees. II cila les Tyriens, les Cartlia-ginois, et les Romains. On lui permit de clier-clier; il chercha, il fouilla pai'-tout; il citoittonjours, et ne trouvoit rien.
Les Cartliaginois, maitres du commerce del’or et de Fargent, voulurent l’elre encore decelui duplomb et de l’etain.Ccsmetaux etoientvoiLures par lerre depuis les ports de la Gaulesur l’Ocean jufqu’a ceux de la Mediterranee.Les Cartliaginois voulurent les iveevoir de lapremiere main; ils envoyerent Ilimilcon pourformer (2) des etablissements dans les islesCassiterides, nu’on rroit eLre celles de Silley.
Ces voyages de la Betiqueen Angleterrc 011tfait penser a quelques gens que les Carllia-ginois avoient la boussole : mais il est clair
(1) Il en avoit eu quelque part la direction.—(2) Voyez Festus Avieuus.