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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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110 DE leSPRIT DES LOIS.

ci-toitle Potosi de ces temps-. AujoDrdhuiles mines dHanovre nont pas le quart desyiivriers quon employoit dans celles dEspa-gne, et eiles donnent plus; niais les Romainsnayant guere que des mines de cuivre, et peude mines dargent, et les Givcs ne eonnoissantque les mines dAttique tres peu ri. lies , ilsdurent etre etonnes de labondance de eelles-.

Dans la guerre pour la succession dEspa-gne, un homme appele Ie marquis de Rliodes,de qui 011 disoit quil setoit ruine dans lesuiines dor, et enriehi dans les hopitaux(i),proposa a la cour de France douvrir les minesdes Pyrenees. II cila les Tyriens, les Cartlia-ginois, et les Romains. On lui permit de clier-clier; il chercha, il fouilla pai'-tout; il citoittonjours, et ne trouvoit rien.

Les Cartliaginois, maitres du commerce delor et de Fargent, voulurent lelre encore decelui duplomb et de letain.Ccsmetaux etoientvoiLures par lerre depuis les ports de la Gaulesur lOcean jufqua ceux de la Mediterranee.Les Cartliaginois voulurent les iveevoir de lapremiere main; ils envoyerent Ilimilcon pourformer (2) des etablissements dans les islesCassiterides, nuon rroit eLre celles de Silley.

Ces voyages de la Betiqueen Angleterrc 011tfait penser a quelques gens que les Carllia-ginois avoient la boussole : mais il est clair

(1) Il en avoit eu quelque part la direction.(2) Voyez Festus Avieuus.