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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XXI, CHAP. XI. IO»)

ricliesses; et, sils avoient eie jusquau qua-trieme degre de latitude nord et au quinziemede longitude, ils auroient decouvert la cötedOr et les edles voisines. Ils y auroient faituncommerce de toute autre importance que celuiquon v fait aujourdliui, que IAmerique sem-Lle avoir avili les ricliesses de tous les autrespays: ils y auroient trouve des tresors qui nepouvoient etre enleves par les Romains.

On a dit des clioses bien surprenantes desricliesses de lEspagne. Si Fon en croit Aris-tote (i), les Plieniciens qui aborderenl a Tar-tese y trouverent tant dargent que leurs na-vires ne pouvoient le contenir, et ils flrent fairede ce metal leurs plus vils ustensiles. Les Car-thaginois, au rapport de Diodore (2), trou-verent tant dor et dargent dans les Pyrcnees,quils en mirent aux ancres de leurs navires.II ne faut point faire de fonds sur ces recitspopulaires; voici des faits precis.

On voit dans un fragment de Polybe, eitepar Strabon ( 3 ), que les mines dargent quietoient ä la source du Betis, oii quarante milleliommes etoient em]iloyes, donnoient au peu-ple romain vingt-cinq mille dragmes par jour:ceia peut faire environ cinq millions de livrespar an, a cinquante francs le inarc. On appe-loit les montagnes oii etoient ces mines lesmomagn.es dargent (4); ce qui fait voir que

(1) Des clioses merveilleuses.(2) Liv. AI.( 3 ) Liv. III.(4) Mons argentarius.

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