LIVRE XXI, CHAP. XI. IO»)
ricliesses; et, s’ils avoient eie jusqu’au qua-trieme degre de latitude nord et au quinziemede longitude, ils auroient decouvert la cöted’Or et les edles voisines. Ils y auroient faituncommerce de toute autre importance que celuiqu’on v fait aujourd’liui, que I’Amerique sem-Lle avoir avili les ricliesses de tous les autrespays: ils y auroient trouve des tresors qui nepouvoient etre enleves par les Romains.
On a dit des clioses bien surprenantes desricliesses de l’Espagne. Si Fon en croit Aris-tote (i), les Plieniciens qui aborderenl a Tar-tese y trouverent tant d’argent que leurs na-vires ne pouvoient le contenir, et ils flrent fairede ce metal leurs plus vils ustensiles. Les Car-thaginois, au rapport de Diodore (2), trou-verent tant d’or et d’argent dans les Pyrcnees,qu’ils en mirent aux ancres de leurs navires.II ne faut point faire de fonds sur ces recitspopulaires; voici des faits precis.
On voit dans un fragment de Polybe, eitepar Strabon ( 3 ), que les mines d’argent quietoient ä la source du Betis, oii quarante milleliommes etoient em]iloyes, donnoient au peu-ple romain vingt-cinq mille dragmes par jour:ceia peut faire environ cinq millions de livrespar an, a cinquante francs le inarc. On appe-loit les montagnes oii etoient ces mines lesmomagn.es d’argent (4); ce qui fait voir que
(1) Des clioses merveilleuses.—(2) Liv. AI.( 3 ) Liv. III.—(4) Mons argentarius.
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