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LIVRE XXI, CHAT. XI. III
qu’ils suivoient les cötes. Je n’en veux d’autrepreuve que ce que dit llimilcon, qui demeuraquatre mois a aller de l’enibouchure du Betisen Anglelerre; outre que la fameuse (i)histoirede ce pilote carlliaginois, qui, voyant venir unvaisseau romain, se fit ecliouer pour ne lui pasapprendre la route d’Angleterre (2), fait voirque ces vaisseaux etoient tres pres des cöteslorsqu’ils se rencontrerent.
Les anciens pourroient avoir fait des voya-ges de mer qui feroient penser qu’lls avoientla boussole, quoiqu’ils ne l’eussent pas. Si unpilote s’etoit eloigne des cötes, et que pendantson voyage il eut eu 1111 temps serein, que lanuit il eut toujours vu une e ; toile polaire, et lejour le lever et le coucher du soleil, il est clairqu’il auroit.pu se conduire comme on fait au-jourd’liui par la boussole: mais ce seroit uncas fortuit, et non pas une navigation reglee.
On voit, dans le traite qui finit la premiereguerre punique, que Carthage fut principale-ment attentive a se conserver l’empire de lamer, et Borne ä garder celui de la lerre. Ilan-non (J), dans la negociation avec les Romains,deelara qu’il ne souffriroit pas seulement qu’ilsse lavassenl les niains dans les mers de Siede;il ne leur fut pas perinis de nariguer au-delä
( 1 ) Strabon, Hy. III, snr la fin.—(a) Il en futrecoinpense par lc seuat de Carlliage.—(3) Tite-Live, Supplement de Freinsliemius, seconde decade,liv. 11.