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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XXI, CHAT. XI. III

quils suivoient les cötes. Je nen veux dautrepreuve que ce que dit llimilcon, qui demeuraquatre mois a aller de lenibouchure du Betisen Anglelerre; outre que la fameuse (i)histoirede ce pilote carlliaginois, qui, voyant venir unvaisseau romain, se fit ecliouer pour ne lui pasapprendre la route dAngleterre (2), fait voirque ces vaisseaux etoient tres pres des cöteslorsquils se rencontrerent.

Les anciens pourroient avoir fait des voya-ges de mer qui feroient penser qulls avoientla boussole, quoiquils ne leussent pas. Si unpilote setoit eloigne des cötes, et que pendantson voyage il eut eu 1111 temps serein, que lanuit il eut toujours vu une e ; toile polaire, et lejour le lever et le coucher du soleil, il est clairquil auroit.pu se conduire comme on fait au-jourdliui par la boussole: mais ce seroit uncas fortuit, et non pas une navigation reglee.

On voit, dans le traite qui finit la premiereguerre punique, que Carthage fut principale-ment attentive a se conserver lempire de lamer, et Borne ä garder celui de la lerre. Ilan-non (J), dans la negociation avec les Romains,deelara quil ne souffriroit pas seulement quilsse lavassenl les niains dans les mers de Siede;il ne leur fut pas perinis de nariguer au-delä

( 1 ) Strabon, Hy. III, snr la fin.(a) Il en futrecoinpense par lc seuat de Carlliage.(3) Tite-Live, Supplement de Freinsliemius, seconde decade,liv. 11.