T. I VRE XXI, CH AP. IX. qr)
pour le Malabar dans le temps que partoientles flottes de Ptolomee, et nous eu revenonsdans le meine temps.
La flotte d’Alexandre mit sept mois pquraller de Patale ä Suse. Elle parli t dans le moisde juillet, c’est-ä-dire dans un temps oü au-jourd’hui aucun navire n’ose se mettre en merpour revenir des Indes. Entre l’une et l’autremousson, il y a un intervalle de temps pen-dant lequel les vents varient, et oü un ventde nord, se melant avec les vents ordinaires,cause, sur-tout aupres des cotes, d’liorriblestempetes. Cela dure les mois de juin, de juil-let et d’aoüt. La flotte d’Alexandre partantde Patale au mois de juillet, essuya bien destempetes ; et le voyage füt long parcequ’ellenavigua dans une mousson contraire.
Piine dit qu’on partöit pour les Indes ä laCn de l’ete : ainsi on employoit le temps de laVariation de la mousson ä faire le trajet d’A-lcxandrie a la mer llouge.
Voyez, je vous prie, comment on se perfec-tionna peu a peu dans la navigation. Celle queDarius fit faire pour descendre l’Indus et allera la mer Rouge fut de deuxans et demi(i). Laflotted’Alexandre( 2 ), descendant l’Indus, ar>.riva a Suse dix moisapres, ayant navigueiroismois sur l’Indus et sept sur la mer des Indes :dans la suite, le trajet de la cote de Malabar älamer Rouge sefit en quarante jours (3).
( 1 ) Hcrodote, in Melpomene. —( 2 ) Piine, 1. VI,eh. XXIII.—(3) Ibid.