88 de l’espiit des lois.sembloit de toutes parts, des oracles qui fai-soient l’attention de toute ia curiosite liu-maine, enfin le gout et les arts porles ä tin7>oi111, que de croire les surpasser sera tou-jours ne les pas connoitre!
CIIAP 1 TRE VIII.
D’Alexandre. Sa conquete.
QuiTRF. cvcnements arrives sous Alexandrefirent dans le commerce une grande revolu-tion; la prise de Tyr, la conquete de FEgypte,teile des Indes, et la decouverte de la mer quiesl au midi de ce pays.
L’empire des Perses s’etendoit jusqu’ä l’In-dus (i). Long-lemps avant Alexandre, Da-rius (2) avoit envoye des navigatcurs qui des-cendirentce fleuve, et allerent jusqu’ä la merRouge. Comment donc les Grecs furent-ils lesPremiers qui firent par le midi le commercedes Indes? Comment les Perses nel’avoient-ilspas fait auparavant? Que leur servoient des !mers qui etoient si proclie d’eux, des mersqui baignoient leur empire? 11 est vrai qu’A-lexandre conquit les Indes; mais faut-il con-querir un pays pour y negocier ? J’examineraiceci.
L’Ariane (8), qui s’etendoit depuis le golfepersique jusqu’ä l’Indus, et de la mer du midi
(1) Strabon, liv. XV.—(2) Ilerodote, in Melpo-mene. —( 3 ) Strabon, liv. XV.