LIVUE XXI, CHIP. TII. 87
blirent un tres grand nombre de colonies,que ces colonies negocierent avec les peuplesbarbares, qu’elles comrauniquerent avec leurmetropole, Oreomene commenca ä dechoir,et eile rentrn dans la foule des autres villesgrecques.
lies Grecs, avant Homere, n’avoient guerenegocie qu’entre eux et chez quelque peuplebarbare; mais ils etendirent leur domlnatiouämesure qu’ils formerent de nouveaux peu-ples. La Grece etoit une grande peninsuledontles caps scmbloient avoir fait reculer ksiners;et les golf'es s’ouvrirent de tous'cotes commepour les recevoirencore. Sil’on jette les yeuxsur la Grece, on verra dans un pays assez res-serre une vaste etendue de cotes. Ses coloniesinnombrables faisoient une immense circon-ference autour d’elle; et eile y voyoit pourainsi dire tout le monde qui n’etoit pas bar-bare. i’enetra-t-elle en Sicile et en ltalie; eiley forma des nations. Navigua-t-elle vers lesmers du Pont, vers les cotes de l’Asie mineure,vers celles d’Afrique; eile en fit de meine. Sesvilles acquirent de la prosperite ä mesurequ’elles se trouverent pres de nouveaux peu-ples: et, ce qu’il y avoit d’admirable, des islessans nombre situees comme en premiere lignel’entouroient encore.
Quelles causes de prosperite pour la Grece,que des jeux qu’elle donnoit pour ainsi direä l’univers, des temples ou tous les rois en-voyoient des offrandes; des fetes oü, l’on s’as-
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