f)G de l’espkit des lois.mieux aller ä Corintlie, et l’on jx)uyoit memefaire passer par terre les vaisseaux d’une mera l’aulre. Dans aucune ville on ne porta si loinles ouvrages de l’art. La religion aeheva decorrompre ce que son opulenceluiavoitlaissede mneurs. Elle erigea un temple ä Venus, ouplus de mille courtisanes furent consacrees.C’est de ce seminaire que sortirent la plupartde ces beautes celebres dont Atlienee a oseecrire l’histoire.
JJ paroit que du temps d’IIomere l’opuleneede la Grece etoit a Rhodes, ä Corintlie , et äOrcomene.« Jupiter, dit-il (i), aima les Rho-« diens, et leur donna de grandes ricliesses. »II donne ä Corintlie (a) l’epithete de riche.Dememe, quand il veut parier des villes qui outheaucoup d’or, il eite Orcomene (3), qu’iljoint äTliebes d’Egypte. Rliodes et Corintlieconserverent leur puissance, et Orcomene laperdit. La position d’Orcomene pres de l’IIel-lespont, de la Propontide, et du PonKEuxin,fait naturellement penser qu’elle tiroit ses ri-cliesses d’un commerce sur les cotes de cesmers, qui avoit donne lieu ä la fable de la toi-son d’or. Et effectivementle nom de Miniaresest donne ä Orcomene ( 4 ) et encore aux Ar-gonautes. Mais, comme dansla suite ces mersdevinrent plus connues, que les Grecs y eta-
(1) Iliade, liv. II.—(2) Ibid. —( 3 ) Und. liv. IX,vers 38 i. Yoyez Strabon, liv. IX, p. 4 (/1, editionde 1Ü20.— (4) Strabon, liv, IX, p. 4 i 4 -