LIVRE XX, CHAP. XIII. 5g-
juslices, par ses vexations, par l’exces de cequ’elle irnpose ; mais eile le detruit encore in-(lependammentdecelaparlesdifficultes qu’ellei'ait naitre, et les formalites qu’elle exige. EnAngleterre, oü les douanes sont en regie, il ya une facilite de negocier singullere : un motd’ecrilure fait les plus grandes alfaires ; il nefaut point que le marchand perde un tempsinfini et qu’il ait des commis expres pour lairecesser toutes les difficultes des fermiers , oupour s’y soumettre.
CIUPITRE XIV.
Des lois da commerce qui emportent la confiscationdes marcliandises.
La grande cliarlre des Anglais defend desaisir et de conlisquer, en cas de guerre, lesmarcliandises des nogociants etrangers , ämoins que ce ne soit par represailles. Il est beauque la nation anglaise ait lait de cela un desarticles de sa liberte.
Dans la guerre que l’Espagne eut avec lesAnglais en 1740, eile fit une (1) loi qui punis-soit de mort ceux qui introduiroient dans lesctats d’Espagne des marcliandises d’Angle-terre; eile infligeoit la meme peine ä ceux quiporteroient dans les etats d’Angleterre desmarchandisps d’Espagne. Une ordonnance pa-reille ne peut, je crois, trouver de modele que
(1) I’ublice a Caclix au mois de mars 1740-