58 de l’esprit"des i.oiscommerce. C.’est dans les pays de la liberteque.le negociant trouve des eontradictionssans nombre; et il-n’est jamais moins croisepar les lois que dans les pays de la servilude.
L’Angleterre defend de faire sortir ses lai-nes; eile veut que le cliarbon soit transportepar mer dans la capitale; eile ne ]>ermet pointla sortie de ses chevaux s’ils ne sont coupes ;les vaisseanx (i) de ses colonies qui commer-cent en Europe doivent moniller en Angle-terre. Elle gene le negociant, mais c’est enfaveur du commerce.
CH AP IT RE XIII.
Ce qui detruit cette liberte.
Li ou il y a du commerce il y a des douanes.I/objetdu commerce est l’exportation et l’im-portation des marcliandisesen faveur de l’etat;et l’objet des douanes est un certain droit surcette meine exportation et importation, aussien faveur de l’ctat. Il faul, donc que l’etät soitneutre entre sa douane et son commerce, etqu’il fasse en sorte que ces deux cboses ne secroisent point; et alors on y jouit de la libertedu commerce.
La finance detruit le commerce par ses in-
(i) Acte de navigation de i6ßo. Ce n’a ete qu’entenips de guerre que ceux de Boston et de Pliiladel-pliie ont envoye leurs vaisseaux en droiture jusquedans la Mcditerranee porter leurs denrees.