Druckschrift 
[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
Entstehung
Seite
56
Einzelbild herunterladen
 

-.J

1

I

V

y

' :

56 DE l ESPRIT DES LOIS.

assuree , ou a des nations dont la servitudeconsiste ä renoncer a ltisage des ciioses que lanature leur avoit donnees, ou ä faire sur ces«Loses un commerce desavanlageux.

CHAPITRE X.

Etablissement propre au commerce (leconomie.

Dans les etats qui font le commerce deco-nomie, on a heureusement eta 1 ;li des banques,qui, par leur credit, ont forme de noirveauxsignes des valeurs. Mais on auroit tort de losIransporter dans les etats qui font le commercede luxe: les mettre dans des pays gouvernespar un seid, cest supposer Fergent dun cote,et de lautre la puissance; cest-a-dire dun cotela faculte de tout avoir sans.aucun poinoir,et de lautre le poirvoir avec la faculte de riendu tout. Dans un gouvernement pareil, il nya jamais eu que le prince qui ait eu ou qui aitpu avoir un tresor ; et par-tout ou il y en aun, des quilest excessif, il devient dabord letresor du prince.

Par la meine raison, les compagnies de ne-gociants qui sassocient pour un certain com-merce conviennent rarement au gouverne-ment dun seul. La nature de ces compagniesest de donner aux richesses particulieres laforce des richesses puhliques. Mais, dans cesetats, cette force ne peut se trouver que dansles maips du prince. Je dis plus, eiles ne cA-viennent pas toujours dans les etats lAm