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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XX, CHAP. VIII. 55

dautres toujours rivales , et qui ne donne-roient pas tous ces avantages.

CHAP IT RE IX.

De lexclusion en fait de commerce.

Jj a vraie maxime est de nexclure aucune na-tion de son commerce sans de grandes raisons.Les Japonais ne commercent quavec deux na-tions, Ia chinoise et la liollandaise. Les Clii-nois (i) gagnent mille pour eent sur le Sucre,et quelquefois autant. sur les retours : les Hol-landais font des profits ä peu pres pareils.Toute nation qui se conduira sur les maximesjaponaises sera necessairement trompee: cestla concurrence qui met un prix juste aux mar-chandises, et qui etablit les vrais rapports en-tre eiles.

Encore moins un etat doil-il sassujettir ä nevendre ses marchandises quä une seule nationsous prctexte quelle les prendra toutes ä uneertain prix. Les Polonais ont fait pour leurbled ce marche avec la ville de Dantz ick; plu-sicurs rois des Indes ont de pareils contratspour les epiceries avec les (2) Hollandais. Cesconventions ne sont propres quä une nationpauvre, qui veut bien perdre lesperance desenrichir pourvu quelle ait une subsistance

(1) Le P. du Halde, tome II, page 170.(2) GelaIty. premierement (itabli par les Portugals. Voyagesde l'rancois Pyrard, cb. XV, part. II.