LIVRE XX, CHAP. VIII. 55
d’autres toujours rivales , et qui ne donne-roient pas tous ces avantages.
CHAP IT RE IX.
De l’exclusion en fait de commerce.
Jj a vraie maxime est de n’exclure aucune na-tion de son commerce sans de grandes raisons.Les Japonais ne commercent qu’avec deux na-tions, Ia chinoise et la liollandaise. Les Clii-nois (i) gagnent mille pour eent sur le Sucre,et quelquefois autant. sur les retours : les Hol-landais font des profits ä peu pres pareils.Toute nation qui se conduira sur les maximesjaponaises sera necessairement trompee: c’estla concurrence qui met un prix juste aux mar-chandises, et qui etablit les vrais rapports en-tre eiles.
Encore moins un etat doil-il s’assujettir ä nevendre ses marchandises qu’ä une seule nationsous prctexte qu’elle les prendra toutes ä uneertain prix. Les Polonais ont fait pour leurbled ce marche avec la ville de Dantz ick; plu-sicurs rois des Indes ont de pareils contratspour les epiceries avec les (2) Hollandais. Cesconventions ne sont propres qu’ä une nationpauvre, qui veut bien perdre l’esperance des’enrichir pourvu qu’elle ait une subsistance
(1) Le P. du Halde, tome II, page 170.—(2) GelaIty. premierement (itabli par les Portugals. Voyagesde l'rancois Pyrard, cb. XV, part. II.