54 BE l’esprit des lois.
de commerce a des interets politiques; celle-ei a toujours fait ceder ses interets politiquesaux interets de son commerce.
C’est le peuple du monde qui a le mieux suse prevaloir a la fois de ces trois grau des cho-ses, la religion, le commerce, et la libertA
CHAPITRE VIII.
Cominent on a gene quelcjuefois le commerceAeconoraie.
Orr a fait dans certaines monarchies deslois tres propres ä abaiSser les etats qui foutle commerce d’eeonomie. On leur a defendud’apporter d’autres inarchandises que ceilesdu cru de leur pays; on ne leur a permis devenir traüquer qu’avec des navires de la labri-que du paysoü ils viennent.
II faut que l’etat qui impose ces lois puisseaisement faire lui-meme le commerce: sauscela il se fera pour le moins un fort egal. II■vaut mieux avoir affaire a une nation qui exigepeu, et que les besoins du commerce rendent cnquelque facon dependante; ä une nation qui,par l'etendue de ses vues ou de ses affaires,sait oü placer toutes les marchandises supcr-flues; qui est riche, et peut se cliarger de beau-coup de denrces; qui les paiera jiromplcment;cpii a, pour ainsi dire, des necessites d’etrc fi-dele; qui est pacifique par principe; qui eher-che a gagner, et non pas a conqucrir: il vautmieux, dls-je, avoir affaire ä cette nation qu’ä