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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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54 BE lesprit des lois.

de commerce a des interets politiques; celle-ei a toujours fait ceder ses interets politiquesaux interets de son commerce.

Cest le peuple du monde qui a le mieux suse prevaloir a la fois de ces trois grau des cho-ses, la religion, le commerce, et la libertA

CHAPITRE VIII.

Cominent on a gene quelcjuefois le commerceAeconoraie.

Orr a fait dans certaines monarchies deslois tres propres ä abaiSser les etats qui foutle commerce deeonomie. On leur a defendudapporter dautres inarchandises que ceilesdu cru de leur pays; on ne leur a permis devenir traüquer quavec des navires de la labri-que du paysoü ils viennent.

II faut que letat qui impose ces lois puisseaisement faire lui-meme le commerce: sauscela il se fera pour le moins un fort egal. IIvaut mieux avoir affaire a une nation qui exigepeu, et que les besoins du commerce rendent cnquelque facon dependante; ä une nation qui,par l'etendue de ses vues ou de ses affaires,sait placer toutes les marchandises supcr-flues; qui est riche, et peut se cliarger de beau-coup de denrces; qui les paiera jiromplcment;cpii a, pour ainsi dire, des necessites detrc fi-dele; qui est pacifique par principe; qui eher-che a gagner, et non pas a conqucrir: il vautmieux, dls-je, avoir affaire ä cette nation quä