5o de l’esprit des eois.de grands projets, et cette meine tete rempliedp petits, ce qui est contradictoire.
Ce n’est pas que, dans ces etats qui subsis-tent par le commerce d’economie, on ne fasseaussi les plus grandes entreprises, et que l’onn’y ait une hardiesse qui ne se trouve pas dansles monarchies. En voici la raison.
Un commerce mene a l’autre, le petit aumediocre, le mediocre aü grand; et celui quia eu tant d’envie de gagner peu se met dansune Situation oü il n’en a pas moins de gagnerbeaucoup.
De plus, les grandes entreprises des nego-ciants sont toujours necessairement meleesavec les affaires publiques. Mais, dans les mo-narchies, les affaires publiques sont, la plu-part du temps, aussi suspectes aux inarchandsqu’elles leur paroissent sures dans les etats re-publicains. Les grandes entreprises de com-merce ne sont donc pas pour les monarcliies,mais pour le gouvernement de plusieurs.
En un mot, une plus grande certitude de sapropriete, que Ton croit avoir dans ces etats,fait tout entreprendre; ct, parcequ’on croitetre sur de ce que l’on a acquis, on ose l’expo-ser pour acquerir davantage; on ne court derisque que sur les moyens d’acquerir: or leshommes esperent beaucoup de leur fortune.
Je ne veux pas dire qu’il y ait aucune mo-narchie qui soit totalement exclue du com-merce d’economie; mais eile y est moins por-tee par sa nature. Je ne veux pas dire que les