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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XX, CHAP. IV. 5l

rüpubliques que nous connoissons soient en-tierement privees du commerce «Je luxe; maisil a moins de rapport ä leur Constitution.

Quant ä letatdespotique, il est inutile denparier. Regle generale : dans une nation quiest dans la servitude, on travaille plus ä con-scrver quä acquerir; dans une nation libre,on travaille plus ä acquerir quä gonserver.

CHAPITRE V.

Des pcuples qui ontfait le commerce deconomie.

M arseille, retraite necessaire au milieudune mer orageuse; Marseille, ce lieuoü tousles vents, les bancs de la mer, la disposidondes cötes, ordonnen t de touchfer, fut frequenteepar les gens de mer. La sterilite(i) de son ter-ritoire determina ses citoyens au commerced economie. 11 fallut quils fussent laborieux,pour suppleer ä la nature qui se refusoit; quilsfussent justes, pour vivre parmi les nationsbarbares qui devoient faire leur prosperite;quils fussent moderes, pour que leur gouver-nement fut toujours tranquille; enfin quils eus-sent des mceurs frugales, pour quils pussenttoujours vivre dun commerce quils conser-veroient plus surement lorsquil seroit moinsavantageux.

On a vu par-tout la violence et la vexationdonner naissance au commerce deconomie,

(i) Justin, liv. XLIII, chap. III.j