LIVRE XIS, CHIP, xxv*r. 43
meine que celle de retablissemtent du pöuvoirarbitraire. Le gouvernement absolii produitl’oisivete; et l’oisivete fait naitre la politesse.
Plus il y a de gens dans une nation qui ontbesoin d’avoir des menagements entre eux etde ne pas deplaire, plus il y a de politesse.Mais c’est plus la politesse des iHoeups qüe Celledes manieres qui doit nous distinguer des peU-ples barbares.
Dans une nation ou tont liomme, ä sa roä-niere, prendroit part ä Fadministration de l’e-tat , les femmes ne devroient guere vivre avecles hommes. Elles seroient donc modestes,c'est-ä-dire timides; cette limidite feroit leurvertu: tandis que les homEqes, saus galante-rie, se jetteroient dans une debauclie qui leurlaisseroit toute leur liberte et leur loisir.
Les lois n’y etant pas faites pour un parti-i culier plus que pour un aulre, cliacun se re-garderoit conime monarque; et les hommesdans cette nation seroient plutot des cörifede-res que des concitoyens.
Si le climat avoit. donne ä bien des geris unesprit inquiet et des vues etendues, dans unpays oü la Constitution donneroit ä tont lemonde une part au gouvernement et des inte-rets pohtiques, on parleroit beaucoup de po-litique; on veri'oit des gens qui pässeroierttleur vie a calculer des evenements qui, vu lanature des choses et le caprice de la fortune,c’est-ä-dire des hommes, ne sont guel’e sou-mis au calcul.