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tion fondamentale, seroient plus fixes qu’ail-leürs: mais, d’un autre cote, les grands, dansce pays de libertü, s’approcheroient plus dupeuple; les rangs seroient donc plus separes,et les personnes plus confondues.
Ceux qui gouvement, avant une puissancequi se remonte pour ainsi dire et se ref’ait tousles jours, auroient plus d’egards pour ceuxqui leur sont utiles que pour ceux qui les di-vertissent: ainsi on y verroit peu de courti-sans, de flatteurs, de complaisants, enlin detoutes ces sortes de gens qui font payer auxgrands le vide meine de leur esprit.
On n’y estimeroit guere les liommes par destalents ou des altributs frivoles, mais par desqualites reelles; et de ce genre il n’y en a quedeux, les ricbcsses, et le inerite personnel.
II y auroit un luxe solide, fonde, non pas surle raffinement de la vanite, mais sur celui desbesoins reels; et l'on ne cherclieroit guere dansles choses que les plaisirs que la nature y a mis.
Onyjouiroit d’un grand superflu, et cepen-dant les cboses frivoles y seroient proscrites :ainsi plusieurs ayant plus de bien que d’occa-sions de depense, l’emploieroient d’une ma-niere bizarre; et dans cette nation ily auroitplus d’esprit que de gout.
Gomme on seroit toujours occupe de ses in-tfrets, on n’auroit point cette politesse qui estfondee sur l’oisivete, et reellement on n’en au-roit pas le lemps.
L’epoque de la politesse des Romains est la