36 De l’esprit des lois.droit au-dessus de ses forces naturelles, etferoit valoir eontre ses ennemis d’immcnsesrichesses de fiction, que la confiance et la na-ture de son gouvernement rendroient reelles.
Pour conserver sa liberte, eile emprunte-roit de ses sujets; et ses sujets, qui verroientque son credit seroit perdu si eile eloit con-quise, auroient un nouveau motif de faire desefforts pour defendre sa liberte.
Si cette nalion liabitoit une isle, eile ne se-roit point conquerante, parceque des con Tquetes Separees faffoibliroient. Si le terrainde cette isle etoit bon, eile le seroit encoremoins, pareequ’elle n’auroit pas besoin de laguerre pour s’enrichir. Et comnie aucun ci-toyen ne dependroit d’un autre citoyen, clia-cttn feroit plus de cas de sa liberte que de lagloire de quelques citoyens ou d’un seul.
La, on regarderoit les hommes de guerrecomnie des gens d’un metier qui peut etre utileet souven t dangereux, comme des gens dont lesServices soiit laborieux pour la nation meme; etles qualites civiles y seroient plus-considerees.
Cette nation, que la paix et la liberte ren-droientaisee, affranchie desprejugesdestruc-teurs, seroit portee a devenir commercante,Si eile avoit quelqu’une de ces marcb'andisesprimilives qui servent ä faire de ces eliosesauxquelles lamain de Fouvrierdonne ungrandjirix, eile ]>ourroit faire des etablissements pro-pres ä se procurer la jouissance de ce don duciel dans toute son etendue.