uvr.E xix, r. KAP. ix vii. i'örliasser celui qui est ( 1 p ja le maitreabsolu dansan elat, pn a assez ponr le dcvenir lui-mtime.(lomme pour jouir de la liberte il laut quecbacun puisse dire ce qu’il pense, et que pourla conserver il laut eneore que cliaeim puissedire ce qu’il pense,un eiloyen , dans ect etat,diroit et dcriroit tont ce que les lois ue lui 011tpas defendu expressement de dire oud’ecrire.
Gelte nalion , toujours eehauffer, pourroitplus aisemenl etre conduite par ses passionsque par la raison, qui ne produil jamais degrands cft'ets slir l’esprit des honmies ; et ilseroit facile a eeux qui la gouverneroient delui faire faire des cntrcprises contre ses veri-tables interels.
Celle nation aimeroil prodigieusement saliberte, parceque eette liberte seroit vraie; etil pourroit arriver que, pour la defendre, eilesarrifieroil son bien , soU aisance, ses interets;qu’e'lc se ehargeroit des impöts les plus durs,et leis que le prince le plus absolu n’oseroit lesfaire siqqiorter a ses Sujets.
Mais eomnie eile auroit urtc connoissancecerta ine de la tiecessi te de s’v sourttel Ire, qu’cllepaieroil dans lYsperanec bien fondee de nepaver plus, les ebarges y seroient plus pesa n-les que le senlimrnt de ces ebarges: au lieuqu’il y a des etats ou le Sentiment esl infini-nirnt an-dessus du mal.
Elle auroit nn credit sür, parccquYIle em-prunteroil a elle-ineine, et se paieroit elie-lueme. Il pourroit arriver qu’clltf entrepren-