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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVKF. XIX, CH Al'. XXVII. 3y

Sicette nation eloit siluee vers le nord , etquelle eüt un grand noinbre de denrees su-perllues ; comme eile manqueroit aussi dnngrand noinbre de marcbandises que son climatlni reftiseroit, eile feroit an commerce ncccs-saire, mais grand, avec les peuples du midi:et choisissanl: les etats quelle favoriseroit duucommerce avantageux , eile feroit des Iraitesreciproquement utiles avec la nation quelleauroit ehoisie.

Dans un etat oii, dun eötö, lopulence seroitCxtr^me, et, dclautre, les irnpöts exeessifs,on ne pourroit guere vivre saus Industrie avecune forlune bornee. Bien des gens, sons pre-texte de vovages ou de saute, sexileroient decliez eux, et iroient cherclier labondanee dansles jiays de la servitude nifune.

Une nation commercantc a un noinbre pro-digieux depetits interetsparticuliefs;ellepeutdonc cboquer et etre cboqnee dunc infiniteriemanieres. Gelle-ci deviendroit souveraine-liicnt jalomSe ; et eile saffligeroit ]ilus de lapfosperite des autres quelle ne jouiröit de lasiPnne.

Et ses lois, dailleurs douces et faciles, pour-roient etre si rigides ä legard du commerce etde navigation quon feroit cliez eile, quellesembleroit ne iiegocier quavee des ennemis.

.Si cctfe nation envoyoit au loin des colo-nies, eile Ic feroit plus pour ctendre son com-merce que sa domination.

Comme on aime a elablif ailleiirs ce quon