a8o de e’esprit des lois.Germanie, n’avoient-ils point de rois,comrneGregoire de Tours (i)leprouve tres bien.
« Les princes ( 2 ) , dit Tacile, deliberent sur«les petites clioses, tonte Ja nation sur les« grandes; de sorle pourtant que les affaires« dont le peuple prend connoissance sont por-n lees de meine devant les princes. » Cet usagese conserva apres la conquete, comme (3) onle voit Jans tous les monuments.
Tacite(4)dit « que les crimes capitauxpou-« voient etre portes devant l’assemblee.»II enfut de meine apres la conquete , et les grandsvassaux y furent juges.
CIIAPITRE XXXI.
De l’autorite du clerge dans la premiere race.
C h e z les peuples barbares , les pretres ontordinairement du pouvoir , parcequ’ils ont etFautorite qu’ils doivent tenir de la religion,et la puissance que chez des peuples pareilsdonne la Superstition. Aussi voyons-nous,dans Tacite, que les pretres etoient fort accre-dites chez les Germains , qu’ils mettoient « la
(i) Liv. II.—(2) De jninorilms rehus principes con-.sultant, de majoribus omues ; ita tarnen ut ea rjuorumpenes plebeiu arbitrimn est, apud principes quocpie.pertractentur. Demorilms German. — ( 3 ) Lexcou-sensu populi lit et conslitutione regis. Capitulairtsde Cbarles-le-Cliauve, au 864, art. ü.—(4) Licet apudconcilium accnsare et discrimen capitis intendere.JDe moribus German.